Le référencement naturel, vers une logique de webmastering ?

8 juillet 2008

Dans un post intitulé « 6 moyens pour augmenter la fréquence de crawl sur un site », le blog Ramenos énonce (fort bien d’ailleurs) la nécessité de mettre à jour régulièrement son site Web. Arnaud Mangasaryan dit que « le référencement d’un site n’est pas ponctuel, il se fait en permanence, sur le moyen et le long terme ».

Cela m’a notamment interpellé … Le référencement, ce corps de compétences techniques, marketing et éditoriales, n’est-il pas en train de migrer vers une logique de webmastering ?

De quoi parle-t-on ? Qu’est-ce que cela sous-tend ? Je pense à la nécessité de :

  • rechercher, analyser, trier et vérifier l’information (logique de l’info-sourcing)
  • écrire, réécrire et structurer le contenu éditorial
  • gérer le dialogue entre vous et vos lecteurs (dans le cas où un blog est juxtaposé à un site catalogue, institutionnel, etc.), ce qui représente une tâche chronophage et impliquante
  • gérer la réputation du site Web, et notamment le linking, les partenariats, l’epub/branding, de manière à associer des objectifs de trafic et de visibilité naturelle
  • analyser les métriques du site Web, déterminer les actions correctives et assurer leur mise en Å“uvre
  • assurer la mise en Å“uvre de campagnes d’achat de mots clés (pour des événements ad hoc par exemple)
  • gérer l’emailing, la fidélisation

Quelques récentes discussions m’encouragent à penser que le référencement s’assimile, pour certaines sociétés, à du webmastering/monitoring. Bien sûr, toutes les sociétés ne sont pas matures.

Le référencement naturel n’agonise-t-il pas d’une mort lente au profit d’une logique plus pérenne de webmastering/monitoring ?

La maturité est essentielle pour intégrer le référencement naturel dans une logique de webmastering. Nous en sommes aujourd’hui très loin, ce qui laissera du temps aux agences pour s’adapter. Toujours est-il que le référencement naturel n’est plus, en 2008, une brique que l’on juxtapose en amont et en aval d’une création.

Il y a 3 ans, les agences étaient sollicitées en aval du processus créatif. Aujourd’hui, certains clients matures incluent le référencement en amont. Seulement, dans la mesure où la technique n’est qu’un rouage d’une mécanique plus pérenne et surtout plus marketing, un préalable avant l’éditorial et le linking, la question que je me pose est celle-ci (d’ailleurs, certains d’entre vous la trouveront peut-être inepte) :

Les agences de référencement naturel vont-elles se transformer pour proposer à leurs clients des prestations de webmastering ?

Des pages “à propos” qui n’en disent pas assez

7 juillet 2008

Dans la majorité des cas, les pages “à propos” ne sont pas assez exhaustives, ce qui crée un sentiment de frustration chez les internautes.

Pourtant, cette page est essentielle pour inspirer confiance, notamment pour les sites de e-commerce.

Alors que la confiance et la crédibilité sont deux problèmes majeurs sur le Web, les pages “à propos”, qui sont pourtant fréquemment utilisées, n’en disent pas assez.

Les internautes souhaitent y retrouver:

  • le nom de son principal dirigeant ou représentant
  • les coordonnées précises
  • l’éthique de l’entreprise
  • les dates et grands événements de son historique

site du thé rouge ArbadeaA mon humble échelle, la mise en lumière du simple numéro de téléphone sur le site Web de vente de “thé rouge” rooibos Arbadea a cristallisé un marqueur. Il est impossible de tirer une conclusion générale d’un cas particulier, d’autant que le site Arbadea se positionne sur une niche. Toujours est-il que le nombre de demandes de tarifs a été multiplié par 3. Les internautes n’appellent pas pour autant au bureau.

Ce marqueur a sans doute joué un rôle … lequel exactement, je n’en sais trop rien, mais inspirer confiance est devenu notre priorité.

Ce billet contient des informations issus du livre de Jakob Nielsen, intitulé “Site web: priorité à la simplicité”.

Une description cocasse made in Google

21 juin 2008

Quelquefois, Google nous fait des descriptions cocasses, il va piocher les termes dans le contenu de la page, et nous sert un snippet qui fait sourire.

Voilà, c’est tout, je n’ai pas grand chose de plus à ajouter, il fait trop beau pour rester papoter avec Google.

Bonne semaine à tous ceux qui passent par ici !

Pourquoi Google ne devrait pas sanctionner l’achat de liens ?

16 juin 2008

Parce qu’il ne peut les identifier, tout simplement.

J’aime ce moteur, et pour l’instant, il me le rend bien. Savoir lui parler, c’est savoir être patient, et ne pas trop le brusquer en cas d’optimisation technique et éditoriale.

Comme certains d’entre vous, il m’arrive de « louer » (le terme « achat » me déplaît dans la mesure où l’espace n’est jamais garanti à vie) du lien. Comme pour de la location d’espaces (branding), la location de liens textuels et/ou images est un excellent moyen de faire progresser la visibilité naturelle d’un site Web. Et, sa notoriété !

La location de liens crée de la pseudo-spontanéité

Je ne vois pas comment Google pourrait le détecter … Même avec une équipe plus importante de « quality raters », les liens sont indétectables : de simples a href avec un intitulé varié et des destinations différentes, le tout pour créer de la pseudo-spontanéité.

Aux Etats-Unis, de nombreux confrères se sont engouffrés dans cette brèche. On les appelle les « smart link brokers ». Est-ce mal ? Evil ? Les résultats sont-ils biaisés par le manque de scrupules de certains référenceurs professionnels ? Je pense, pout tout vous dire, que la mobilisation d’un budget de location de liens nécessite de bien qualifier la cible : le site Web et sa thématique, son TrustRank, son PageRank, la page où se négocie le lien et le thème, le nombre de liens sortants, etc.

Le lien, un espace de publicité ?

Est-ce qu’un client acceptera de payer si le lien est de mauvaise qualité ? Est-ce qu’il acceptera de payer si la location de lien ne vise que le positionnement, au détriment du trafic utile généré ? Je serais tenté de penser que le lien n’est qu’un espace de publicité, et que se soustraire de Google est une excellente chose.

site du fabricant de structures gonflables publicitaires, d'arches gonflables et kakémonosComment peut-il séparer le bon grain de l’ivraie ? Il ne ferait que pénaliser des sites Web innocents. Sur le blog epokhe, je propose des liens-images non sponsorisés (le rooibos Arbadea, les arches gonflables Cairn, les objets publicitaires A3Com Etik et le magazine du développement durable Terra Economica).

site de vente en ligne de thé rouge rooibos Arbadea, boites à théAucune de ses sociétés ne me payent ! Je n’en ai pas envie, seulement, pourquoi me croire ? Qu’est-ce qui m’empêcherait de contractualiser un partenariat de 3, 6, 9 mois avec l’une d’entre elles, pour me rémunérer 100, 200 €uros ? Rien, ni personne. Et, Google, pas plus que les autres. A moins qu’il est accès à ma déclaration fiscale 2042.

Si Google décidait de me sanctionner, alors il jetterait le bébé avec l’eau du bain …

Certains d’entre vous ont-ils des expériences à partager sur ce sujet ?

Les données convergentes

15 juin 2008

Depuis que Google domine le monde du search, le mot clé représente la grammaire moderne. Au départ les internautes tapaient un terme clé, générique, peu ou prou qualifié.

Aujourd’hui, l’expérience et la frustration des internautes les amènent à requêter des expressions de 2 à 4 termes. Le travail du référenceur s’en trouve donc facilité. Les chaînes de caractères « in the site » et « off the site » (liens référents) sont plus longues, le référencement devient plus « facile », dirais-je, et aussi plus intéressant.

Quoiqu’il en soit, le constat des 10 dernières années reste le même : le mot clé reste la colonne vertébrale de la recherche Web. A en croire Radar Networks, la société du visionnaire Nova Spinack, le Web sémantique commence à pointer le bout de son nez. Le seul hic, c’est qu’il va falloir structurer l’ensemble du Web, lequel s’assimilera à une énorme base de données ouverte. Il parle, à cet effet, de Web 3.0, qui précèdera la recherche raisonnée.

Priorité à l’évaluation manuelle et aux liens éditoriaux

Alors qu’en 2008 Google accorde de plus en plus d’importance à l’évaluation manuelle (avec une équipe de « quality raters » plus importante) et à la valeur des liens éditoriaux, de nombreuses questions s’offrent à nous :

  • avec la percée fulgurante de Google Analytics, les métriques Web font-elles entrer dans la danse ?
  • avec l’outil Google Webmaster Tool, quelles données vont être exploitées pour améliorer la pertinence des résultats ?

D’autres données vont s’immiscer dans le quotidien des marketeurs. Avec plus d’un million de serveurs, les enjeux de Google ne sont sans doute plus dans le search. Avoir autant de serveurs, c’est utile pour apporter un délai de réponse inférieur à 1 seconde, et c’est également intéressant pour s’engouffrer dans l’analyse. Google est-il un moteur de recherche ? Ou, a-t-il toujours voulu être une société de datamining, avec le search comme simple produit ?

Le référencement naturel ne sera plus maîtrisable

Va-t-il faire converger les données ? Et, quelles seraient-elles ? Je pense notamment à :

  • l’évolution des données statistiques (une hausse soudaine de visites, liée à un billet ou une ressource pertinente, un bon taux de rebond associé à un mot clé précis), avec Google Analytics
  • une augmentation des liens référents, avec Google Webmaster Tool
  • une hausse du nombre d’abonnés RSS, avec FeedBurner

Toutes ces données, prises isolément, ne peuvent sans doute pas être interprétées de manière pertinente. Par contre, de telles données, si elles convergent dans l’analyse et l’interprétation, peuvent contribuer à davantage de pertinence des résultats, pour le plus grand bonheur des internautes. Don’t be evil, comme ils disent chez Google

Les qualités d’un bon titre

3 juin 2008

votre aggrégateur est votre porte d'entrée sur le WebCe titre peut sembler anodin ou facile, seulement, il ne l’est pas. Avec l’avènement des flux RSS, la porte d’entrée du Web, votre porte d’entrée, est de plus en plus votre lecteur ou aggrégateur. Que vous soyez Netvibes, PageFlakes, ou je ne sais quoi d’autre encore, votre lecteur représente souvent aujourd’hui le hall d’entrée de votre expérience Web.

Gageons que la tendance va se confirmer dans les prochaines années, que les early adopters seront rejoint par une meute de plus en plus nombreuse d’internautes.

Un titre, la poignée de votre porte d’entrée

Ouvrez votre Netvibes, et admirez les titres de vos flux. Quand ceux-ci sont trop longs, votre œil scanne difficilement les informations.

Du coup, en fouinant à droite et à gauche dans les coins et recoins de mes flux, j’ai rassemblé quelques éléments importants pour assurer une meilleure lisibilité et efficacité de vos titres :

  • Des titres courts, concis (7 mots, j’essaye de tourner autour) et nerveux.
  • Des titres informatifs (endossons la casquette du journaliste).
  • Des titres incitatifs (cette fois, je suis référenceur/marketeur).
  • Des titres sans questionnement. Françoise Giroud estimait que le journaliste est là pour apporter des réponses, et qu’un titre interrogatif est par conséquent dissuasif pour les lecteurs. Et, pourtant, nombre de titres à la forme interrogative foisonnent sur le Web.
  • Des titres précis et non elliptiques, c’est-à-dire ponctués de sous-entendus.
  • Des titres originaux, ce qui nécessitent peut-être de maîtriser son sujet, afin d’être en mesure de prendre du recul/de la hauteur.
  • L’utilisation éventuelle de nombres, lesquels permettent de calibrer un périmètre à l’article (exemple de billet sur epokhe : les 12 astuces pour le référencement des images) pour espérer transformer son billet en hameçon (cf. linkbaiting).
  • L’utilisation de la forme active, plutôt que la forme passive. L’affirmation concourt à plus de nervosité que la négation, ce qui nous amène aussi à proscrire les adjectifs et les adverbes.

Penser à l’écriture créative

Ecrire pour vos lecteurs, réécrire pour les moteurs, et structurer pour l’ensemble

Dans la mesure où le titre de vos pages (balise title) et la balise structurante de titre de niveau 1 H1 demeurent les éléments éditoriaux les plus importants, pour vos lecteurs et les moteurs, les travailler avec soin devient aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, une nécessité.

Après le titre, il ne vous restera qu’à écrire, réécrire et structurer votre contenu. Et là, seriez-vous de ceux qui s’engagent dans l’écriture créative, celle qui capture l’émotion des lecteurs et les incite à entrer dans l’action ?

Comment obtenir un job dans le référencement ?

24 mai 2008

How to apply for an SEO/M job ?Il y a quelques semaines, l’agence SEOmoz proposait une vidéo intitulée “How to get a job in the SEO industry ?”. Titre intéressant, intriguant même. Je clique donc …

Qu’en est-il in fine ? Je vous dresse donc les compétences et qualités glanées dans cet article, et les différents commentaires associés. J’en ai rajouté quelques-unes, histoire de ne jamais trouver le “mouton à 5 pattes et 2 ailes” recherché :

  • être passionné par le Web (la base je pense)
  • avoir une certaine connaissance du marché et des players
  • avoir une connaissance des us et coûtumes de la blogosphère
  • avoir un esprit de synthèse et le souci du détail
  • être capable de dire “non” (et ce n’est pas facile) quand un client souhaite se positionner sur un terme générique (immobilier, défiscalisation, webmarketing, etc.) inutile
  • avoir des connaissances en HTML/CSS, et surtout en structuration de l’information
  • aimer les mots dans la mesure où le référenceur se mue en rédacteur Web
  • avoir une “immense” curiosité, afin d’éviter de se reposer sur ses acquis. Et, comme le dit Rousseau, “On n’est curieux qu’à proportion de ce qu’on est instruit.” Tout un programme !
  • un esprit polychronique, surtout si vous bossez en agence, me semble essentiel
  • être un communicant, pour gérer la relation client
  • et, comme le dit bien Rand Fishkin , être capable d’expliquer des sujets complexes de manière simple (utilisation d’images, de métaphores)

Sans oublier de toujours se donner à fond ! Vous en voyez d’autres ?

Google préfère les résultats sponsorisés !!!

16 mai 2008

Quand vous travaillez 8 heures par jour (c’est une moyenne, heureusement qu’il y a des pauses café !) sur votre ordinateur, entre Google, Yahoo!, Netvibes, PowerPoint, etc., des biais s’immiscent irrémédiablement. Parmi ces biais, votre déconnexion du monde de l’internaute lambda.

Pourtant, je m’efforce toujours d’essayer de comprendre au mieux le degré de maturité de mon interlocuteur, de mon client, afin d’éviter de parler de PageRank, de TrustRank, de Long Tail, de Link Marketing, de SEO, de SERP, d’attributs ALT, de H1, d’URL, etc.

Google placent des résultats à droite dans les pages de résultats parce qu’ils les préfèrent.

Et, hier soir, un ami me dit, et là, ma surprise est énorme, que certaines personnes pensent que Google placent des résultats à droite dans les pages de résultats parce qu’ils les préfèrent, tout simplement. Et là, vous vous dites vraiment qu’il faut sortir de la boîte de temps à autre, crever la bulle ???!!!

Vous avez des perles de ce type ? Des réflexions à faire partager ? Merci.

Le livre : Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ?

14 mai 2008

Je viens de découvrir aujourd’hui le livre intitulé “Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ?” de Martin Lessard, spécialiste en stratégie et analyse web. Son blog est d’ailleurs une source de réflexion énorme.

Je pense l’acheter rapidement, il viendra agrémenter ma réflexion sur les blogs d’entreprise et le web corporate :

site Web du livre Pourquoi bloguer dans un contexte d’affaires ?

12 astuces pour le référencement dans Google Images

11 mai 2008

Alors que 95% de l’attention des référenceurs professionnels est captée par la recherche “normale”, les manoeuvres actuelles des moteurs au sujet des images vont sans doute faire bouger les choses.

Avec l’avènement de la recherche universelle, la recherche d’images s’insèrent désormais dans le travail du référenceur professionnel. J’imagine que certains d’entre nous y portent déjà un fort intérêt, seulement, un récent brevet déposé par Google (la méthode “VisualRank”) replace le sujet au coeur du débat.

Ci-dessous 12 astuces pour référencer des images dans Google Images :

  • la légende pertinente de l’image, la fameux attribut ALT (l’accessibilité prévaut, selon moi, sur le “keyword stuffing”)
  • utiliser le mot “photo” dans la légende ALT (ce qui me laisse perplexe, puisque le ALT est déjà intèprêter pour sa fonction)
  • le nom de l’image
  • le texte qui entoure l’image (Bill Slawski, de SEO by the SEA l’évoque en ces termes : “text that is only a certain distance away from the pictures”)
  • le titre de la page
  • le format de l’image, avec une préférence pour le jpeg (j’y crois peu !, le gif est également facile à indexer)
  • un poids de l’image raisonnable (ce qui est compréhensible étant donné que le temps de chargement d’une page fait partie des critères d’indexation de Google)
  • la fraîcheur de l’image (d’après certains, il faudrait recharger régulièrement les images sur le serveur)
  • ranger vos images dans un répertoire dédié à une thématique spécifique
  • permettre la recherche avancée des images depuis le Google Webmaster Tool
  • un nombre limité d’images par page (comme la densité, bien qu’aujourd’hui obsolète, il faut éviter les abus)
  • republier vos images sur des sites sociaux (Flickr, Webshots, PBase, Fotki). Flickr aiderait le référencement sur Yahoo !

Pour ce qui est du référencement social, la qualité des images est essentielle. Une image (photographie, illustration) permet de mettre en valeur un contenu, d’aérer et de faciliter la lisibilité d’une page Web. Je crois beaucoup à la fonction de “metteur en texte”, signée Joël Ronez, dans son livre “L’écrit Web”, laquelle vise à ne plus considérer le contenu comme un élément subalterne de mise en page. Les moteurs représentent, certes, une cible de choix. Seulement, sont-ils plus importants que vos utilisateurs ?

Pour aller plus loin : How Do Images Get Ranked in Image ? sur SEO by the SEA.